dimanche 30 août 2015

Vols vers Lima



Mardi 21 juillet

Le grand jour est arrivé. Merci Claude d’avoir pris sa matinée pour nous emmener à St Exupéry.
Une grande journée en avion nous attend. On commence par un Lyon Francfort en 1h15. Après un peu d'attente en Allemagne, nous redécollons direction Bogotá avec cette fois 12h de vol !
Casse croûte dans le 1er vol, 2 repas, un apéro et une barre de Toblerone dans le long courrier : merci la Lufthansa de soigner notre régime.
Après 1h 30 d'attente en Colombie nous montons cette fois dans un avion Avianca qui nous dépose à Lima. Arrivée à 1h05 heure locale soit 8h05 en France après 21h entre avion et aéroport.

samedi 29 août 2015

Lima



Mercredi 22 juillet

Le temps d'arriver à l'hôtel nous nous endormons bien vite aux alentours de 2h.  
À 7h le réveil sonne pour une découverte du centre historique de Lima. La première étape est de trouver un bureau de change pour payer un taxi qui doit nous emmener là-bas. Étape validée avec succès mais le taxi c'est trop facile. On préfère voyager à la péruvienne et nous sautons dans un bus de ville. On est les seuls touristes et on comprend vite pourquoi. Chauffeur roi du klaxon qui se faufile comme s’il conduisait un scooter,  on a bien eu peur. De plus les arrêts sont très mal indiqués.
Malgré tout nous arrivons à destination et partons sur les traces de Francisco Pizarro, créateur de la ville.

Peu de monde dans les rues à 10h,  nous suivons une grande rue piétonne et admirons de magnifiques demeures coloniales avec des grands balcons en bois sculpté. En passant devant le museo del banco central de réserva del perou , nous avons la curiosité d’entrer voir une petite collection d'objets archéologiques très variés, une grande collection retraçant l’histoire de la monnaie du Pérou et une exposition de tissage et de poterie variées : plutôt sympa.
Nous entrons ensuite dans l'immense Iglesia San Pedro et ses hôtels majestueux.  C’est à quelques pas de cette église que nous trouvons la fameuse Plaza mayor ou Plaza de armas,  lieu de naissance de la ville. C'est très grand avec un côté bordé par la cathédrale,  2 côtés où sont logés des immenses maisons coloniales jaunes avec de tout aussi grands balcons de bois et enfin le dernier côté où est posé le palais présidentiel. Nous attendons en vain la relève de la garde à midi qui n'aura pas lieu faute à une manif culturelle dans la cour du palais.





 


Avant le déjeuner, nous filons vers le monasterio de San Francisco où une 40aine de moines vit encore. Nous visitons l’église et ses 2 clochers mais surtout  ses catacombes où les gens importants étaient enterrés à l'époque coloniale. Résultats les archéologues ont récupéré 250 000 os qui sont maintenant rangés par type... glauque !

A quelques pas,  nous trouvons une cafèt où on se lance pour le tamalito en entrée, sorte de polenta, puis pollo à la plancha pour yann et chuleta, ribs de porc, pour Maud. Rien d'extraordinaire mais pour 4 euros par personne ! Nous rentrons en bus comme de vrais péruviens.
A l’hôtel, nous rencontrons Émilie de paprika tour qui nous donne tous les documents nécessaires pour notre partie au Pérou. 
A 17h30,  nous sommes à la gare routière Cruz del Sur et montons dans un bus méga chic avec beaucoup plus de confort qu’un avion !
Grand siège abaissable presque en totalité, marche pied, télé individuelle avec musique et c'est parti jusqu'à 9h le lendemain à Arequipa. 

vendredi 28 août 2015

Arequipa



Jeudi 23 juillet

À 10h30,  avec 1h30 de retard,  nous voilà à 2350m d'altitude dans la 2ème ville du Pérou. 
Notre chauffeuse et sa petite fille nous emmène au bureau de Paprika tours pour régler le reste de notre voyage et rencontrer Antoine avec qui nous avons construit toute la partie Pérou. Nous découvrons ensuite l'hôtel "la maison du soleil" à deux pas du centre historique de la ville blanche.


Une douche revitalisante et nous voilà parti dans les ruelles d’Arequipa, bâtie avec des murs épais et bas en roche volcanique blanche directement prélevée sur le Misti, volcan qui domine la ville avec ses 5800m d'altitude. Le Misti est toujours en activité. 
Nous longeons le monastère de Santa Catalina et entrons dans la très belle casa de Moral,  maison coloniale la mieux préservée de la ville. 

Nous arrivons ensuite sur la plaza de armas, magnifique place bordée d'un côté par la cathédrale aux deux immenses clochers blancs et des 3 autres par des grands bâtiments avec de magnifiques arches blanches. On la trouve plus belle que Lima. 


 Nous quittons la place pour le museo Santuarios Andinos où nous découvrons la tradition des sacrifices humains par les incas. Ils partaient de Cusco, capitale inca, pour venir jusqu'au volcan Ampato où ils sacrifiaient une jeune fille ou un jeune garçon pour satisfaire les dieux et ainsi éviter des catastrophes. La visite se termine par l'observation de Juanita,  petite fille sacrifiée il y a plus de 500 ans et dont le corps gelé a été retrouvé en 1995 lors d'une expédition sur l' Ampato. L'état de conservation est remarquable avec notamment une main quasi parfaite. 
La visite de la ville continue avec la Compania, église la plus belle de la ville et son sublime cloître, endroit merveilleusement reposant au milieu du bruit de la ville. 

 
Le soir, nous dînons dans un restaurant où l'on nous offre le pisco, eau de vie vachement forte, mais surtout, resto où nous goûtons le cebiche,  poisson blanc cuit uniquement par le citron et avec beaucoup d'herbes aromatiques, et l'adobo de cuy, qu'on pourrait appeler cochon d'inde au vin rouge. Bien sans plus pour les deux, mais belles découvertes avant de s'endormir. 
Demain nous entrons dans le canyon de Colca avec ses vigognes, alpagas et lamas.
Hasta manana! !

jeudi 27 août 2015

Parc naturel et arrivée à Coporaque



Vendredi 24 juillet.

A 8h, nous montons dans un mini bus avec 2 couples de colombiers, 2 couples de français et un guide francophone direction la reserva nacional salinas y aguada blanca,  connue pour ses vigognes, lamas, alpagas et guanacos, et aussi pour ses volcans comme le Misti,  le Chachani et l'Ubinas. Avant la montée jusqu'à 4900m,  un cours sur le mâchage de coca s'impose.  Nous nous arrêtons acheter quelques feuilles ainsi que des bonbons.  Jésus nous explique et nous nous lançons. Recette: faire un ballotin de 5 à 10 feuilles de coca englobant un petit édulcorant (cendre de stevia) pour atténuer l'amertume. Mâcher 5min et glisser ce qu'il reste pendant 15min au coin de la joue. C'est dégueu,  ça endort une partie de la bouche, mais bon, si ça marche! Ah oui j'oubliais, après 15min,  on crache et on recommence! 

Le premier arrêt en bord de route nous permet de découvrir la vigogne qui vit à l'état sauvage. Son pelage et doré et son ventre blanc. Cette espèce est protégée et son pelage permettant des fils d'une finesse sans pareil en fait la laine la plus chère au monde (devant le lapin angora et le cachemire)
Au second arrêt,  nous goûtons le maté inca constitué de 4 plantes aromatiques ramassées sur le plateau et qui aurait des effets bénéfiques sur le corps. Il y a aussi des petits marchands et nous craquons pour 2 bonnets et on ne le regrettera pas (cf plus tard).
Sur la route, Jésus nous fait une explication sur la faune et la flore (variétés de flores assez impressionnantes à 4000m alors que chez nous il y a rien ou si peu à cette altitude.), il nous explique comment différencier les 4 camélidés du Pérou et nous apporte des tonnes d'informations sur son pays. Une troisième halte nous permet de différencier lamas et alpagas (plus grands, oreilles dressées et queue droite pour les lamas). Et bien sûr tout ça au milieu d'un paysage éblouissant. 



 
 



Avant la descente sur Chivay, nous atteignons le sommet du col à 4900m. A cet endroit, on aperçoit 4 volcans et des montagnes à perte de vue. Exceptionnel!

 
A 13h, nous sommes pris en charge à Chivay par Elvis, jeune péruvien qui nous accompagne jusqu'à son village de Coporaque. Nous rencontrons notre maison d'hôtes tenue par donna Santusa dans sa mignonne petite maison. Il y a une mini dépendance pour 2 chambres dont la notre, une pièce commune on l'on partage nos repas avec Elvis et elle. 



Lors du déjeuner, Elvis nous apprend que nous tombons juste sur le début des festivités pour San Santiago, patron du village. Et ce que l'on peut dire, c'est qu'ils savent faire la fête! Cela dure 3 jours avec une pause entre 4h et 6h du matin quand même...
Après la visite de la plus vieille église de la région, de la casa cultural où Elvis nous raconte comment son village a été reconstruit plusieurs fois pierre après pierre après chaque éruption, et de la culture d'un agriculteur local avec ses 10aines de patates, 10aines de maïs différents, 10aines de haricots et différentes espèces de quinoas, c'est l'heure de la procession.



Pendant 2 heures, deux grands "chars", portés par 12 jeunes hommes pour celui de San Santiago, sillonnent les rues du village entourés par des danseurs masqués en tenues traditionnelles. Cette tribu menée par le curée et suivie par un orchestre et la population portant des bougies. Il y a plusieurs arrêts avec prières et bénédictions puis tout ce petit monde finit dans l'église où résonnent tambours et trompettes. 

Pendant ce temps, la place s'agite avec préparation de deux scènes musicales, d'un feu d'artifice etc...
Nous partons dîner et reviendrons vers 23h pour la fête.
Nous y sommes, il est 23h et il y a un bruit pas possible dans notre chambre à 100m de la place. En effet la fête bat son plein avec toute la population de 7 à 77 ans qui boit et danse dans un vacarme sans nom. A minuit, le premier échafaudage de bambous s'embrase dans un très beau feu d'artifice (dans des conditions de sécurité qui feraient pâlir de nombreux français). 30min plus tard, c'est au tour du 2ème de s'enflammer. Après ça, nous filons essayer de dormir dans un froid glacial et à 120db! 

J'oubliais les repas préparés par donna Santusa:
_12h, soupe de quinoa puis viande d'alpaga avec purée et riz.

_19h, potage de pâtes puis poulet patate haricots et riz.